MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE

 

ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES

 

Sciences de la Vie et de la Terre

 

 

 

 

 

 

MÉMOIRE

 

présenté

 

par Jean-Pierre HAMARD

 

pour l’obtention du Diplôme de l’École Pratique des Hautes Études

 

 

 

 

 

IMPACT DES ABROUTISSEMENTS DE CERVIDÉS SUR LES

RÉGÉNÉRATIONS NATURELLES DE CHÊNES

 

Développement d’un outil de diagnostic et d’aide à la gestion sylvicole

de ces peuplements

 

 

 

 

 

 

 

soutenu le 23 septembre 2008, à Paris, devant le jury suivant :

 

 

DELESALLE Bruno : Maître de Conférence, EPHE, Perpignan................ Président

LÉVY-COLLET Catherine : Chargée de Recherche, INRA, Champenoux. Rapporteur

RIÉRA Bernard : Chargé de Recherche, CNRS, Brunoy........................... Examinateur

VERHEYDEN Hélène : Chargée de Recherche, INRA, Castanet-Tolosan. Tuteur scientifique

CARCAILLET Christopher : Directeur d’études, EPHE, Montpellier........... Tuteur pédagogique

 

 

Mémoire préparé sous la direction de :

 

VERHEYDEN Hélène : Chargée de Recherche

Laboratoire INRA/CEFS, chemin de Borde Rouge, BP 52627, 31 326 Castanet-Tolosan cedex

Email : Helene.Verheyden@toulouse.inra.fr

 

avec le tutorat pédagogique de :

 

CARCAILLET Christopher : Directeur d’études EPHE et Directeur du Centre de Bio-Archéologie et d’Écologie

UMR 5059 - CNRS/Université Montpellier 2, 163, rue A. Broussonet, 34 090 Montpellier

Email : christopher.carcaillet@univ-montp2.fr

 

Projet de recherche conduit au sein de l’unité de recherche "Écosystèmes forestiers" du Cemagref, Département Gestion des territoires, Domaine des Barres, 45 290 Nogent-sur-Vernisson

Chef de l’unité de recherche : TOLRON Jean-Jacques - Email : jean-jacques.tolron@cemagref.fr

 


ÉCOLE PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES

Sciences de la Vie et de la Terre

 

 

 

IMPACT DES ABROUTISSEMENTS DE CERVIDÉS SUR LES

RÉGÉNÉRATIONS NATURELLES DE CHÊNES

 

Développement d’un outil de diagnostic et d’aide à la gestion sylvicole

de ces peuplements

 

HAMARD Jean-Pierre

 

23 septembre 2008

 

 

 

RÉSUMÉ

 

 

La création du plan de chasse et son application, rendue obligatoire en France depuis 1979, ont entraîné un essor rapide des populations de Cerf (Cervus elaphus) et de Chevreuil (Capreolus capreolus). Par le frottis, l’écorçage et surtout la consommation de pousses (abroutissement), ces cervidés provoquent des atteintes aux peuplements forestiers. La quantification de ces dommages et plus encore l’évaluation de leurs conséquences sur la conduite sylvicole des reboisements restent encore délicates et souvent partisanes faute de méthodes d’expertise ad hoc.

 

Dans ce contexte, mon étude s’intéresse à l’impact des cervidés sur les régénérations naturelles de chênes (Quercus petraea (Mattus.) Liebl. et Quercus robur L.) issues d’un traitement régulier. Les chênaies sessiliflores et pédonculées couvrent près du tiers de la surface forestière française et leur sylviculture, par régénération naturelle, représente la principale source de revenus des forêts publiques gérées par l’Office National des Forêts. Toutefois, la forte appétence des chênes favorise les abroutissements dont l’incidence peut perturber les itinéraires sylvicoles dévolus à la conduite des régénérations. Aussi, le développement d’un outil de diagnostic et d’aide à la décision adapté à cette sylviculture répond-il à une attente pressante à laquelle j’essaierai de répondre.

 

Le travail que je présente se décompose en 2 volets complémentaires. Le premier a trait aux approches méthodologiques mises en œuvre pour finaliser la conception d’un protocole d’expertise pertinent et facilement applicable par les sylviculteurs. Le second concerne l’étude des conséquences de l’abroutissement sur la croissance des chênes. Il a pour objectif d’apprécier la résilience des chênes aux dégâts afin de préciser la nature des risques encourus par les régénérations endommagées.

 

Sur la base d’un inventaire systématique bâti sur un maillage de placettes circulaires de 6,2 m² (rayon 1,4 m), la méthode proposée permet de définir, à l’échelle du peuplement étudié, différents descripteurs. Ainsi, l’abondance de la régénération, sa répartition et la qualité sylvicole des chênes sont décrites. Une cartographie des niveaux de densité de chênes permet de localiser et d’apprécier l’incidence effective des difficultés de régénération. Mon étude montre la résistance incontestable des chênes aux abroutissements qui, en dépit de consommations intenses et répétées, conservent, dès lors que leur croissance peut s’exprimer à nouveau, la faculté de restaurer une architecture compatible avec l’attente des sylviculteurs.

 

La méthode proposée se réfère aux normes sylvicoles appliquées aux chênes ; son adaptation aux régénérations d’autres essences telles que le Sapin ou le Hêtre mériterait d’être testée. Par ailleurs, les résultats de cette étude apportent des éléments de réflexion qui ouvrent la voie à des propositions de recherche pour évaluer l’influence des cervidés sur les régénérations issues d’un traitement irrégulier.

 

 

Mots clés :  cerf, chevreuil, chênaie, dégât, forêt, futaie régulière, méthode.

 

 


 

TABLE DES MATIÈRES

 

 

REMERCIEMENTS. Erreur ! Signet non défini.

RÉSUMÉ. Erreur ! Signet non défini.

TABLE DES MATIÈRES. 3

LISTE DES TABLEAUX. 5

LISTE DES FIGURES. 7

LISTE DES ILLUSTRATIONS. 8

LISTE DES ANNEXES. 9

1.   INTRODUCTION. 10

2.   MATÉRIELS ET MÉTHODES. 15

2.1.  Avant-propos. 15

2.1.1.      Différenciations des chênes. 15

2.1.2.      Particularités de la croissance juvénile des chênes. 15

2.1.3.      Régénération naturelle des chênes en structure régulière. 16

2.1.4.      Évaluation de l’état d’une régénération naturelle de chênes : le protocole REGENAT. 16

2.1.5.      Évaluation des dégâts de cervidés en régénération naturelle : le protocole ABR-NAL. 17

2.1.6.      Vers une synthèse de ces 2 approches. 18

2.1.7.      Sites d’étude. 18

2.2.  Stratégie d’étude des peuplements à diagnostiquer. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.      Bases de la réflexion. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.1. Identification des variables de jugement Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.2. Réflexions préliminaires. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.3. Incidence de la forme des placettes sur l’évaluation des densités de semis par hectare. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.4. Incidence de la surface des placettes sur l’évaluation des densités de semis par hectare. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.5. Incidence de la surface des placettes et de l’effort d’échantillonnage sur le nombre global de "chênes objectif" inventoriés  Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.6. Incidence des cloisonnements sylvicoles sur l’emprise des placettes. Erreur ! Signet non défini.

2.2.1.7. De la nécessité d’établir des priorités. Erreur ! Signet non défini.

2.2.2.      Simulations de peuplements virtuels. Erreur ! Signet non défini.

2.2.2.1. Principe de la démarche. Erreur ! Signet non défini.

2.2.2.2. Caractéristiques des réseaux d’observation étudiés. Erreur ! Signet non défini.

2.2.2.3. Variables étudiées. Erreur ! Signet non défini.

2.2.3.      Mise en pratique de relevés sur le terrain. Erreur ! Signet non défini.

2.2.3.1. Sites d’étude et caractéristiques des peuplements étudiés. Erreur ! Signet non défini.

2.2.3.2. Mise en place des procédures de relevés. Erreur ! Signet non défini.

2.2.3.3. Observations et notations à l’échelle des placettes d’échantillonnage. Erreur ! Signet non défini.

2.2.4.      Estimation des sources de variabilité liées à l’évaluation de la densité de "chênes objectif" Erreur ! Signet non défini.

2.2.4.1. Sites d’étude et époques d’observation. Erreur ! Signet non défini.

2.2.4.2. Nature des dispositifs. Erreur ! Signet non défini.

2.2.5.      Estimation des biais liés à l’appréciation de la qualité sylvicole des "chênes objectif" abroutis. Erreur ! Signet non défini.

2.2.5.1. Nature du dispositif Erreur ! Signet non défini.

2.3.  Évaluation des conséquences de l’abroutissement sur la croissance des chênes. Erreur ! Signet non défini.

2.3.1.      Impact des abroutissements sur la première année de croissance du Chêne sessile. Erreur ! Signet non défini.

2.3.1.1. Nature du dispositif Erreur ! Signet non défini.

2.3.1.2. Modalités du facteur étudié. Erreur ! Signet non défini.

2.3.1.3. Protocole d’observation et variables étudiées. Erreur ! Signet non défini.

2.3.2.      Impact des abroutissements sur les chênes appartenant au stade fourré. Erreur ! Signet non défini.

2.3.2.1. Expérimentations sur régénération naturelle. Erreur ! Signet non défini.

o     Nature des 2 dispositifs. Erreur ! Signet non défini.

o     Protocole d’observation et variables étudiées. Erreur ! Signet non défini.

2.3.2.2. Expérimentation sur plantation. Erreur ! Signet non défini.

o     Nature du dispositif Erreur ! Signet non défini.

o     Protocole d’observation et variables étudiées. Erreur ! Signet non défini.

2.3.3.      Analyse rétrospective de l’abroutissement des chênes aux stades gaulis. Erreur ! Signet non défini.

2.3.3.1. Caractéristiques des "enclos-témoin" Erreur ! Signet non défini.

2.3.3.2. Sélection des dispositifs étudiés. Erreur ! Signet non défini.

2.3.3.3. Mode d’investigation des dispositifs. Erreur ! Signet non défini.

2.3.3.4. Protocoles d’observation et variables étudiées. Erreur ! Signet non défini.

2.4.  Outils et méthodes d’analyse. Erreur ! Signet non défini.

2.4.1.      Méthodes explicatives. Erreur ! Signet non défini.

2.4.2.      Méthode descriptive. Erreur ! Signet non défini.

2.4.3.      Approche spatiale et représentations cartographiques. Erreur ! Signet non défini.

3.   RÉSULTATS. Erreur ! Signet non défini.

3.1.  Stratégie d’étude des peuplements à diagnostiquer. Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.      Simulations de peuplements virtuels. Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.1. Estimation de la densité de "chênes objectif" par hectare. Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.2. Estimation du nombre de "chênes objectif" observables par peuplement Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.3. Estimation du pourcentage de placettes sans "chêne objectif" (Pvide) Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.4. Estimation du pourcentage de placettes pour lesquelles la régénération est insuffisante (PN0x) Erreur ! Signet non défini.

3.1.1.5. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.      Mise en pratique de relevés sur le terrain. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.1. Estimation de la densité de "chênes objectif" par hectare. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.2. Étude de la distribution des placettes en fonction du nombre de "chênes objectif" observés. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.3. Estimation du pourcentage de placettes sans "chêne objectif" (Pvide) Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.4. Estimation du pourcentage de placettes pour lesquelles la régénération est insuffisante (PN02) Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.5. Approche de la structure spatiale des régénérations naturelles étudiées. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.6. Estimation de la proportion de "chênes objectif" endommagés par les cervidés. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.7. Estimation de la proportion de "chênes objectif" viables. Erreur ! Signet non défini.

3.1.2.8. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.1.3.      Estimation des sources de variabilité liées à l’évaluation de la densité de "chênes objectif" Erreur ! Signet non défini.

3.1.3.1. Effet observateur Erreur ! Signet non défini.

3.1.3.2. Effet du rang d’observation. Erreur ! Signet non défini.

3.1.3.3. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.1.4.      Estimation des biais liés à l’appréciation de la qualité des "chênes objectif" Erreur ! Signet non défini.

3.1.4.1. Validation du classement a priori Erreur ! Signet non défini.

3.1.4.2. Résultats des tests. Erreur ! Signet non défini.

3.1.4.3. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.2.  Évaluation des conséquences de l’abroutissement sur la croissance des chênes. Erreur ! Signet non défini.

3.2.1.      Impact des abroutissements sur la première année de croissance du Chêne sessile. Erreur ! Signet non défini.

3.2.1.1. Description préliminaire des semis. Erreur ! Signet non défini.

3.2.1.2. Évaluation de la mortalité des semis. Erreur ! Signet non défini.

3.2.1.3. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.2.2.      Impact des abroutissements sur les semis de chênes appartenant au stade fourré. Erreur ! Signet non défini.

3.2.2.1. Expérimentations sur régénération naturelle. Erreur ! Signet non défini.

o     Validation des classements a priori Erreur ! Signet non défini.

o     Accroissement en hauteur et en diamètre à l’issue de la 1ère saison de végétation (2005) Erreur ! Signet non défini.

o     Accroissement en hauteur et en diamètre à l’issue de la 2ème saison de végétation (2006) Erreur ! Signet non défini.

o     Quantité et vigueur des rejets produits par les semis recépés. Erreur ! Signet non défini.

o     Évolution de la vigueur et de la conformation des semis. Erreur ! Signet non défini.

o     Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.2.2.2. Expérimentation sur plantation. Erreur ! Signet non défini.

o     Caractéristiques initiales des plants de chênes. Erreur ! Signet non défini.

o     Contrôle et évolution de l’abroutissement des plants de chênes. Erreur ! Signet non défini.

o     Évaluation des caractéristiques des plants à l’issue de l’automne 2006. Erreur ! Signet non défini.

o     Conséquences de l’abroutissement évaluées à l’issue de l’automne 2006. Erreur ! Signet non défini.

o     Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.      Analyse rétrospective de l’abroutissement sur semis de chênes au stade gaulis. Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.1. Étude de la distribution spatiale des tiges et de leur densité. Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.2. Évaluation des caractéristiques dendrométriques des tiges dominantes. Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.3. Analyse de la branchaison des tiges dominantes. Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.4. Prise en compte de la présence des essences secondaires ou d’accompagnement Erreur ! Signet non défini.

3.2.3.5. Bilan des enseignements. Erreur ! Signet non défini.

4.   DISCUSSION. Erreur ! Signet non défini.

4.1.  À propos de la stratégie d’échantillonnage. Erreur ! Signet non défini.

4.2.  À propos de la résilience des chênes à l’abroutissement. Erreur ! Signet non défini.

4.3.  Proposition d’une méthode de diagnostic. Erreur ! Signet non défini.

5.   CONCLUSION. Erreur ! Signet non défini.

BIBLIOGRAPHIE. Erreur ! Signet non défini.

ANNEXES. Erreur ! Signet non défini.

 


 

LISTE DES TABLEAUX

 

 

Tableau 1 : Synthèse des interrogations et présentation des expérimentations à mettre en place pour y répondre. 13

Tableau 2 : Le cycle de la futaie régulière in (Bary Lenger et Nebout, 1993). Erreur ! Signet non défini.

Tableau 3 : Partition des "chênes objectif" en fonction de leur vigueur, de leur conformation et de la présence de dégâts. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 4 : Variations de la longueur du périmètre des placettes en fonction de leur forme et de leur surface - Variations calculées par rapport aux placettes circulaires  Erreur ! Signet non défini.

Tableau 5 : Estimation de la densité de chênes par hectare (D) en fonction du nombre de "chênes objectif" observés et du type de placettes - Évaluation sur la base de placettes circulaires. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 6 : Relation entre les types de placettes et les intensités d’observation (nombre de placettes) - Évaluations de la surface inventoriée globale par entité échantillonnée (SU) et du taux d’échantillonnage correspondant (TE) pour une surface indicative de 5 hectares. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 7 : Caractéristiques des 16 réseaux d’observation retenus pour les simulations de peuplements virtuels. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 8 : Principales caractéristiques des 7 peuplements étudiés. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 9 : Dimension de la maille des réseaux R1 et nombre de placettes prospectées pour les 7 peuplements étudiés. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 10 : Caractéristiques des 3 dispositifs relatifs au biais d’observation sur l’évaluation du nombre de "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Tableau 11 : Liste des variables collectées à l’échelle des 540 semis de Chêne sessile au cours des 5 relevés de terrain. Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 12 : (a) Détail des 5 modalités testées - (b) Nombre de semis analysés en FD de Grésigne et (c) en FD d’Orléans. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 13 : Caractéristiques des 4 couples d’"enclos-témoin" étudiés et des régénérations naturelles correspondantes. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 14 : Exemple de résultats obtenus pour l’estimation des intervalles de prévision d’une densité nominale de 3 000 "chênes objectif" par hectare pour 4 types de placettes, 4 intensités d’observation au seuil de 5 %... Erreur ! Signet non défini.

Tableau 15 : Estimation par simulation du nombre de "chênes objectif" observables par peuplement en fonction de l’intensité d’observation et du type de placettes pour la densité nominale de 3 000 chênes par hectare. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 16 : Principales variables estimées par le réseau d’observation de référence R1 pour les 7 parcelles étudiées. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 17 : Évaluation de la structure spatiale des régénérations naturelles des 7 parcelles étudiées - Test d’autocorrélation spatiale (indice de Geary) des peuplements à l’échelle des 16 réseaux d’observation. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 18 : Comparaison de la proportion de "chênes objectif" abroutis au sein des 3 ensembles de réseaux indépendants. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 19 : Variations relatives du % de "chênes objectif" abroutis entre les 3 groupes de réseaux - Parcelle 205 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Tableau 20 : Comparaison des proportions de "chênes objectif" viables au sein des 5 ensembles de réseaux indépendants. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 21 : Variations relatives du % de "chênes objectif" viables entre les 3 groupes de réseaux - Parcelle 205 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 22 : Comparaison du nombre estimé de "chênes objectif" entre les observateurs (OBS_x) - Placettes de rayon 1,4 m (6,2m²) - Test non-paramétrique de Wilcoxon pour échantillons appariés. Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 23 : Comparaison du nombre estimé de "chênes objectif" entre le contrôle (REF) et l’observateur (OBS_x) - Placettes de rayon 1,4 m (6,2m²) - Test non-paramétrique de Wilcoxon pour échantillons appariés. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 24 : Densités moyennes de "chênes objectif" par hectare estimées par les observateurs (Obs_x) et le contrôle (REF) et sous-estimation correspondante des observateurs par rapport au contrôle. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 25 : Tableau de croisement des effectifs entre la partition de référence a priori (protocole ABR-NAL) et la partition hiérarchique des 120 "chênes objectif"  Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 26 : Résultats du classement en 3 types (et 2 types) des 120 "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Tableau 27 : Tableau de croisement des effectifs entre la partition des observations majoritaires a priori (protocole ABR-NAL) et la partition hiérarchique des 120 "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Tableau 28: Partition des 25 observateurs en 3 familles suite à la classification hiérarchique de leurs notations. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 29 : Caractéristiques de la partition issue de la classification hiérarchique des 25 observateurs. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 30 : Taux de mortalité constatés sur les 6 modalités à l’issue de la 1ère année de croissance (2005) et de la 2ème année (2006) - 90 semis par modalité  Erreur ! Signet non défini.

Tableau 31 : Mortalité constatée sur les 3 bâches à l’issue de la 2ème année de croissance (2006) - 180 semis par bâche. Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 32 : Tableaux de croisement des effectifs de chênes entre la partition a priori (protocole ABR-NAL) et la classification hiérarchique obtenue par analyse de 8 variables descriptives des paramètres physiques des chênes. Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 33 : Évolution des classifications des chênes entre l’état initial (2004) et l’état constaté 2 ans plus tard (2006). Erreur ! Signet non défini.

Tableau 34 : Caractéristiques des plants au démarrage de l’expérimentation - Moyennes et erreurs-type - (plants protégés : 60 ; Plants non protégés : 804)  Erreur ! Signet non défini.

Tableau 35 : Distribution du nombre de plants par modalité - A1 : plants abroutis en 2003 - A2 : plants abroutis en 2003 et 2004 - A3 : plants abroutis en 2003, 2004 et 2005 - T : plants protégés. Erreur ! Signet non défini.

Tableaux 36 : Comparaison de la distribution spatiale des tiges entre l’enclos et le témoin des 4 dispositifs de la FD de Tronçais - Test d’autocorrélation spatiale de Geary sur le nombre de tiges dominantes et sur le nombre de tiges pré-comptables. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 37 : Comparaison des caractéristiques dendrométriques des tiges dominantes entre le témoin et l’enclos des 4 dispositifs de la FD de Tronçais - Test de Kruskal-Wallis - Niveaux de signification du test : / p < 5 % ; ** / p < 1 % ; *** / p < 1 ‰ - Moyennes et erreurs-type. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 38 : Comparaison du nombre total de ramifications des tiges dominantes entre le témoin et l’enclos des 4 dispositifs de la FD de Tronçais (ramifications présentes en dessous de la hauteur : 2 m) - Test de Kruskal-Wallis - Niveaux de signification du test : * / p < 5 % ; ** / p < 1 % ; *** / p < 1 ‰ - Moyennes et erreurs-type. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 39 : Comparaison de l’abondance de la ramification des tiges dominantes entre le témoin et l’enclos des 4 dispositifs de la FD de Tronçais en fonction de la nature des branches (ramifications présentes en dessous de la hauteur : 2 m) - Test de Kruskal-Wallis - Niveaux de signification du test : * / p < 5 % ; ** / p < 1 % ; *** / p < 1 ‰ - Moyennes et erreurs-type. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 40 : Comparaison de l’abondance de la ramification des tiges dominantes entre le témoin et l’enclos des 4 dispositifs de la FD de Tronçais en fonction de leur vitalité (ramifications présentes en dessous de la hauteur : 2 m) - Test de Kruskal-Wallis - Niveaux de signification du test : * / p < 5 % ; ** / p < 1 % ; *** / p < 1 ‰ - Moyennes et erreurs-type. Erreur ! Signet non défini.

Tableau 41 : Représentativité (%) des essences parmi les tiges pré-comptables des enclos et des témoins des 4 dispositifs de la FD de Tronçais  Erreur ! Signet non défini.

Tableau 42 : Synthèse comparative des principales caractéristiques des enclos et des témoins des 4 dispositifs de la FD de Tronçais. Erreur ! Signet non défini.

 

 


 

LISTE DES FIGURES

 

 

Figure 1 : Mode d’implantation des placettes rectangulaires - Potocole REGENAT.. Erreur ! Signet non défini.

Figure 2 : Détails des 8 protocoles développés par le Cemagref pour diagnostiquer l’impact des cervidés en forêt Erreur ! Signet non défini.

Figure 3 : Distribution des longueurs d’entraxes des cloisonnements sylvicoles mesurées sur 90 placettes - Parcelle 205 du massif de Lorris - FD d’Orléans  Erreur ! Signet non défini.

Figure 4 : Distribution des 90 placettes en fonction du nombre de semis qu’il aurait fallu analyser dans leur périmètre au lieu du seuil de 10 "chênes objectif" - Parcelle 205 - FD d’Orléans. Erreur ! Signet non défini.

Figure 5 : Représentation cartographique d’une simulation pour une densité nominale de 2 000 points par hectare - Caractéristiques de la simulation : Espace borné de 100 m x 100 m - Réseau de 81 placettes de rayon 1,4 m (réseau R5). Erreur ! Signet non défini.

Figure 6 : Exemple obtenu par simulation de la distribution des placettes d’inventaire en fonction du nombre de points observés par placette - Caractéristiques de la simulation : Espace borné de 100 m x 100 m - Réseau de 81 placettes de rayon 1,4 m - Densité nominale : 2 000 points/ha - Densité critique fixée à 3 250 points/ha. Erreur ! Signet non défini.

Figure 7 : Élaboration d’une stratégie d’échantillonnage systématique - Constitution de 15 réseaux imbriqués permettant de distinguer 3 sous-ensembles de réseaux statistiquement indépendants. Erreur ! Signet non défini.

Figures 8  : Distributions des placettes d’inventaire en fonction du nombre de "chênes objectif" observés par le contrôle pour les 4 dispositifs étudiés - Placettes de rayon 1,4 m... Erreur ! Signet non défini.

Figure 9 : Plan du dispositif expérimental installé en pépinière et détail des modalités testées. Erreur ! Signet non défini.

Figure 10 : Schéma des ablations pratiquées sur les semis de Chêne sessile en fonction des modalités testées. Erreur ! Signet non défini.

Figure 11 : Plan du dispositif expérimental constitué de 864 plants de Chêne sessile repartis en 3 zones d’étude. Erreur ! Signet non défini.

Figures 12 : Découpage des dispositifs "enclos-témoin" en unités d’inventaire. Erreur ! Signet non défini.

Figure 13 : Intervalles de prévision de la densité de chênes par hectare calculés pour le réseau R5 (81 placettes de rayon 1,4 m) avec un risque bilatéral de 5 % - Plage de densité étudiée 1 000 à 3 000 chênes/ha. Erreur ! Signet non défini.

Figure 14 : Graphique du modèle logarithmique en X (Y=a+b.ln[X]) de l’estimation du % de placettes vides (Pvide) en fonction de la densité de chênes par hectare (DenCa) pour des réseaux de 81 placettes de rayon 1,4 m - Estimation par simulations de processus ponctuels de Poisson sur l’intervalle [1  000 ; 5 000] chênes/ha - 1 000 simulations par pas de 100 chênes/ha. Erreur ! Signet non défini.

Figure 15 : Graphique du modèle racine carrée en Y (Y=[a+b.X]²) de l’estimation du % de placettes pour lesquelles la régénération est insuffisante (PN02) en fonction de la densité de chênes par hectare (DenCa) pour des réseaux de 81 placettes de rayon 1,4 m - Estimation par simulation de processus ponctuels de Poisson sur l’intervalle [1  000 ; 8 000] chênes/ha - 1 000 simulations par pas de 100 chênes/ha. Erreur ! Signet non défini.

Figure 16 : Proportion de placettes pour lesquelles la régénération est insuffisante (PN02) en fonction des différents réseaux d’échantillonnage testés - Parcelle 901b (FD d’Orléans) - Intervalles de confiance au seuil de 5 %... Erreur ! Signet non défini.

Figure 17 : Proportions de "chênes objectif" abroutis - Résultats pour les 16 réseaux - Parcelle 205 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Figure 18 : Proportions de "chênes objectif" viables - Résultats pour les 16 réseaux - Parcelle 205 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Figures 19 : Cartographies de la densité de "chênes objectif" par hectare obtenues à partir du réseau R21 - 156 placettes de rayon 1,4 m - Parcelle 28 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Figure 20 : Comparaison du nombre estimé de "chênes objectif" entre les observateurs et le contrôle - FD d’Orléans (mars) - 60 placettes de rayon 1,4 m (6,2 m²) - Test de Kruskal-Wallis - (x) Test non paramétrique de comparaisons multiples. Erreur ! Signet non défini.

Figure 21 : Dendrogramme et partition issus de la classification hiérarchique des 120 "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Figure 22 : Dendrogramme et partition issus de la classification hiérarchique des 25 observateurs (REF et O1 à O24). Erreur ! Signet non défini.

Figure 23 : Comparaison de la hauteur des semis (juin 2005) en fonction du facteur bâche - Transformation racine carrée appliquée à la variable hauteur - Analyse de variance à 2 facteurs - (x) Test des étendues multiples de Tuckey. Erreur ! Signet non défini.

Figures 24 : Comparaison de l’accroissement en hauteur des chênes à l’issue de la première saison de végétation suivant leur mise en défens en fonction du facteur Modalité - 1 : Type 1, 2 : Type 2, 3 : Type 3, 2R : Type 2 recépé, 3R : Type 3 recépé - Test de Kruskal-Wallis - (x) Test non paramétrique de comparaisons multiples. Erreur ! Signet non défini.

Figure 25 : Comparaison de l’accroissement en hauteur des chênes, à l’issue de la deuxième saison de végétation suivant leur mise en défens, en fonction du facteur Modalité - 1 : Type 1, 2 : Type 2, 3 : Type 3, 2R : Type 2 recépé et 3R : Type 3 recépé - Test de Kruskal-Wallis - (x) Test non paramétrique de comparaisons multiples. Erreur ! Signet non défini.

Figure 26 : Taux de pousses consommées par plant en 2003 - Comparaison entre les 3 zones (424 plants analysés) - Test de Kruskal-Wallis - (x) Test non paramétrique de comparaisons multiples. Erreur ! Signet non défini.

Figures 27 : Évolution de la hauteur des plants (printemps 2003 à automne 2006) par Modalité - Test de Kruskal-Wallis et test non paramétrique de comparaisons multiples. Erreur ! Signet non défini.

Figures 28 : Comparaison des caractéristiques des plants (automne 2006) en fonction du facteur Modalité - A1 : 1 saison d’abroutissement, A2 : 2 saisons d’abroutissement, A3 : 3 saisons d’abroutissement, T : témoin - Test de Kruskal-Wallis et test non paramétrique de comparaisons multiples  Erreur ! Signet non défini.

Figure 29 : Comparaison du nombre de pousses vivantes des plants (automne 2005) en fonction du facteur Modalité - A1 : 1 saison d’abroutissement, A2 : 2 saisons d’abroutissement, A3 : 3 saisons d’abroutissement, T : témoin - Test de Kruskal-Wallis et test non paramétrique de comparaisons multiples  Erreur ! Signet non défini.

Figures 30 : Cartographiques de l’abondance des régénérations (densité cadastrale) par courbes de niveaux obtenues pour chacune des 7 parcelles étudiées  Erreur ! Signet non défini.

Figure 31 : Proportion de la surface de la placette d’inventaire hors régénération en fonction de la largeur effective de la bande régénérée - Placette de référence 6,2 m² (rayon 1,4 m). Erreur ! Signet non défini.

Figure 32 : Partition des chênes en 3 sous-ensembles de référence : Erreur ! Signet non défini.

Figures 33 : Cartographies de la distribution spatiale des densités de "chênes objectif" à l’échelle de 141 placettes circulaires de 6,2 m² - densité cadastrale moyenne estimée : 4 600 chênes/ha - Résultats obtenus par simulation. Erreur ! Signet non défini.

Figures 34 : Cartographies de la distribution spatiale des densités de "chênes objectif viables" à l’échelle de 141 placettes circulaires de 6,2 m² - densité cadastrale moyenne estimée : 1 700 chênes/ha - Résultats obtenus par simulation. Erreur ! Signet non défini.

Figures 35 : Cartographies de la distribution spatiale des densités de "chênes viables" à l’échelle de 141 placettes circulaires de 6,2 m² - densité cadastrale moyenne estimée : 2 300 chênes/ha - Résultats obtenus par simulation. Erreur ! Signet non défini.

Figure 36 : Représentation spatiale du taux d’abroutissement des "chênes viables" observés à l’échelle de 141 placettes circulaires de 6,2 m²  Erreur ! Signet non défini.

 

 

 

 

 

 

LISTE DES ILLUSTRATIONS

 

 

Illustration 1 : Vue aérienne d’une régénération naturelle de chênes - Source Géoportail.fr © 2007 IGN.. Erreur ! Signet non défini.

Illustrations 2 : Exemple des 3 types caractérisant la notation qualitative des "chênes objectif" abroutis - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

Illustrations 3 : Aperçu du dispositif expérimental installé en pépinière (Cemagref, Nogent-sur-Vernisson) - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

Illustrations 4 : Aperçu des 2 dispositifs expérimentaux installés sur régénération naturelle - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

Illustration 5 : Plantation expérimentale du site de Gardouch - Source Nicolas Cebe (INRA-CEFS). Erreur ! Signet non défini.

Illustrations 6 : Exemples de rejets de 2 ans observés sur la parcelle 59 de la FD de Grésigne - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

Illustration 7 : Effet du gel tardif sur chêne - parcelle 52 (mai 2006) - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

Illustrations 8 : Exemples de réaction des chênes à leur mise en défens observés sur la parcelle 59 de la FD de Grésigne : État initial du chêne (2004) - État constaté 2 ans plus tard (2006) - Source personnelle. Erreur ! Signet non défini.

 


 

LISTE DES ANNEXES

 

 

Annexe 1 : Localisation géographique des sites d’expérimentation. Erreur ! Signet non défini.

Annexe 2 : Mode d’identification des fourches présentes sur les "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Annexe 3 : Évaluation de la surface des houppiers des "chênes objectif". Erreur ! Signet non défini.

Annexe 4 : Liste des variables collectées sur les "chênes objectif" issus de régénérations naturelles - (parcelle 59 de la FD de Grésigne et parcelle 52 de la FD d’Orléans - massif de Lorris). Erreur ! Signet non défini.

Annexe 5 : Liste des variables collectées sur les plants de chênes (site INRA-CEFS de Gardouch). Erreur ! Signet non défini.

Annexe 6 : Liste des variables collectées sur les tiges dominantes (dispositifs "enclos-témoin"). Erreur ! Signet non défini.

Annexes 7 : Estimation par simulation de la densité de "chênes objectif" par peuplement en fonction de l’intensité d’observation, du type de placettes et de la densité nominale de chênes par hectare - Limite inférieure de l’intervalle de prévision de la densité calculée avec un risque global de 5 %    Erreur ! Signet non défini.

Annexes 8 : Estimation par simulation du nombre de "chênes objectif" observables par peuplement en fonction de l’intensité d’observation, du type de placettes et de la densité nominale de chênes par hectare - Limite inférieure de l’intervalle de prévision du nombre de "chênes objectif" calculée avec un risque global de 5 %... Erreur ! Signet non défini.

Annexes 9 : Estimation par simulation de la proportion de placettes vides (Pvide) par parcelle en fonction de l’intensité d’observation, du type de placettes et de la densité nominale de chênes par hectare - Intervalle de prévision du % de placettes vides calculé avec un risque global de 5 %... Erreur ! Signet non défini.

Annexes 10 : Graphiques des modèles ajustés de l’estimation de la proportion de placettes vides (Pvide) en fonction de la densité de "chênes objectif" par hectare (DenCa) et du type de placettes d’observation - Estimation par simulation de processus ponctuels de Poisson sur l’intervalle [1  000 ; 5 000] chênes/ha - 1 000 simulations par pas de 100 chênes/ha. Erreur ! Signet non défini.

Annexes 11 : Graphiques des modèles ajustés de l’estimation de la proportion de placettes pour lesquelles l’objectif de régénération n’est pas atteint (PN0x) en fonction de la densité de chênes par hectare (DenCa) et du type de placettes d’observation - Estimation par simulation de processus ponctuels de Poisson sur l’intervalle [1  000 ; 8 000] chênes/ha - 1 000 simulations par pas de 100 chênes/ha. Erreur ! Signet non défini.

Annexes 12 : Histogrammes de la distribution des placettes en fonction du nombre de "chênes objectif" observés pour le réseau d’échantillonnage de référence R1 des 7 parcelles étudiées. Erreur ! Signet non défini.

Annexe 13 : Comparaison de la distribution des placettes en fonction du nombre de "chênes objectif" observés au sein des 3 ensembles de réseaux indépendants  Erreur ! Signet non défini.

Annexe 14 : Comparaison de la proportion de placettes vides (Pvide) au sein des 3 ensembles de réseaux indépendants. Erreur ! Signet non défini.

Annexe 15 : Comparaison de la proportion de placettes pour lesquelles la régénération n’est pas acquise (PN02) au sein des 3 ensembles de réseaux indépendants  Erreur ! Signet non défini.

Annexe 16 : Représentations cartographiques de la distribution spatiale de la densité de "chênes objectif" ("densité cadastrale") - Exemple de la parcelle 132 (FD d’Orléans). Erreur ! Signet non défini.

Annexe 17 : Nombres de placettes et nombre de "chênes objectif" analysés en fonction des 16 réseaux d’observation et des 7 peuplements étudiés  Erreur ! Signet non défini.

Annexes 18 : Comparaisons du nombre estimé de "chênes objectif" en fonction des rangs d’observation (RAN_i) - Test non-paramétrique de Wilcoxon pour échantillons appariés. Erreur ! Signet non défini.

Annexe 19 : Caractéristiques initiales (hiver 2004/2005) des "chênes objectif" observés sur la parcelle 59 de la FD de Grésigne et sur la parcelle 52 de la FD d’Orléans - Moyennes et erreurs-type. Erreur ! Signet non défini.

Annexes 20 : Distributions spatiales des taux de consommation des plants de Chêne sessile observées suite aux 3 saisons d’abroutissement Erreur ! Signet non défini.

Annexes 21 : Cartes de la distribution spatiale des densités de tiges dominantes des "enclos-témoin" de la FD de Tronçais - Représentation par courbes de niveau et localisation ponctuelle des tiges dominantes. Erreur ! Signet non défini.

Annexes 22 : Cartes de la distribution spatiale des densités des tiges pré-comptables des "enclos-témoin" de la FD de Tronçais - Représentation par courbes de niveau et indication du nombre de tiges présentes par unité d’inventaire. Erreur ! Signet non défini.

Annexe 23 : Classes de fertilité de la chênaie atlantique in (Jarret, 2004). Erreur ! Signet non défini.

Annexe 24 : Fiches de terrain nécessaires à la mise en œuvre du diagnostic d’une régénération naturelle de chênes en structure régulière. Erreur ! Signet non défini.

 


 

1.     INTRODUCTION

 

Après avoir connu un fort déclin durant les siècles passés, les populations de cervidés enregistrent depuis le début du XXième siècle un développement incontestable tant du point de vue des effectifs que de leur répartition géographique. Ce phénomène concerne principalement l’hémisphère nord et touche en particulier l’Amérique et l’Europe septentrionale. Une abondante littérature analyse cette évolution (1990 ; Singer et Renkin, 1995 ; Kuiters et al., 1996 ; Mouron et Boiseaubert, 1997 ; Stromayer et Warren, 1997 ; Warren, 1997 ; Andersen et al., 1998 ; Putman et Moore, 1998 ; Russell et al., 2001 ; Ward, 2005). Cette expansion démographique s’observe également au Japon (Shimoda et al., 1994 ; Kaji et al., 2000) et en Nouvelle-Zélande (Stewart et Burrows, 1989 ; Husheer et al., 2003). En France, deux espèces connaissent cet essor (Saint Andrieux et Pfaff, 2007) ; il s’agit du Cerf élaphe (Cervus elaphus) et du Chevreuil (Capreolus capreolus). Parmi les raisons explicatives de cette abondance, deux grands ensembles de facteurs sont évoqués (Fuller et Gill, 2001 ; Côté et al., 2004). Le premier a trait à l’expansion et à l’amélioration de l’habitat des cervidés en raison de l’accroissement des surfaces forestières et de l’évolution des pratiques agricoles : la progression des cultures céréalières d’hiver et le délaissement simultané de l’élevage extensif ont notamment contribué à une substantielle augmentation des ressources alimentaires. Le deuxième concerne les renforcements des populations associés à la réduction des causes de mortalité. La raréfaction, voire la disparition des grands prédateurs, et l’évolution du mode de gestion des populations de cervidés : modes de chasses (Diefenbach et al., 1997), diminution du nombre de chasseurs (Riley et al., 2003) ou évolution de la législation (Boisaubert et Catusse, 1997) représentent autant de facteurs qui favorisent l’accroissement des populations. Le réchauffement du climat pourrait, enfin intervenir, en favorisant une meilleure survie hivernale des individus dans les zones septentrionales, comme le montrent des études réalisées en Norvège (Loison et al., 1999 ; Solberg et al., 1999 ; Mysterud et al., 2001), bien qu’une augmentation de la fréquence des sécheresses estivales agirait à contre-courant en région méditerranéenne (Garel et al., 2004).

 

Par des effets qui s’observent à l’échelle des individus, des populations ou des communautés végétales, les cervidés influent sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers (Putman et al., 1989 ; Waller et Alverson, 1997 ; Latham, 1999 ; Fuller et Gill, 2001 ; Rooney, 2001 ; Russell et al., 2001 ; Rooney et Waller, 2003 ; Côté et al., 2004). Leur alimentation s’exerce, en effet, aux dépens de la végétation herbacée et ligneuse par consommation de tiges, de feuilles, de fleurs ou de fruits. Elle induit, par conséquent, une action directe sur la croissance, la morphologie, la reproduction et la survie des végétaux. Cette consommation s’effectue de manière très sélective en fonction du degré d’appétence des végétaux ingérés (Gill, 1992b ; Ammer, 1996 ; Verheyden-Tixier et al., 1998 ; Kirby, 2001 ; Rooney, 2001). Or, la consommation d’espèces appétentes peut faciliter la multiplication d’espèces délaissées (Putman et al., 1989 ; Anderson, 1994 ; Rooney et Dress, 1997 ; Kirby, 2001 ; Watkinson et al., 2001). Ainsi, des graminées telles que Agrostis capillaris et Brachypodium sylvaticum (Europe) ou la fougère Dennstaedtia punctilobula (Amérique) appartiennent à des taxa susceptibles de se développer durablement au détriment des espèces consommées (Putman et al., 1989 ; Trumbull et al., 1989 ; Stromayer et Warren, 1997 ; Cretaz et Kelty, 2002). Les cervidés participent, par ailleurs, à la dissémination de semences par zoochorie (Gill et Beardall, 2001 ; Heinken et al., 2002 ; Vellend et al., 2003 ; von Oheimb et al., 2005 ; Yamashiro et Yamashiro, 2006) et interviennent dans le fonctionnement du cycle de nutriments tels que l’azote ou le phosphore (Putman, 1996 ; Singer et Schoenecker, 2003 ; Schutz et al., 2006). Ainsi, les fortes densités de cervidés modifient la distribution spatiale et l’abondance de nombreuses espèces végétales. Par enchaînement, l’augmentation flagrante de l’abondance des cervidés provoque des effets indirects sur la dynamique de diverses communautés telles que les populations d’insectes (Feber et al., 2001 ; Stewart, 2001), d’oiseaux (McShea et Rappole, 1997 ; Fuller, 2001 ; Perrins et Overall, 2001 ; Allombert et al., 2005) ou de micromammifères (Ostfeld et al., 1996 ; Flowerdew et Ellwood, 2001). Ces processus s’opèrent par transformation tant des structures horizontales que verticales du sous-étage des massifs forestiers dont la résultante se manifeste par des réactions en termes de diversité et de richesse spécifiques.

 

L’expansion démographique des cervidés interfère avec les activités humaines et peut avoir une incidence économique considérable (Conover, 1997 ; Rérat, 2005). La présence des cervidés contribue au développement d’activités cynégétiques (Milner et al., 2006) ou naturalistes. En contre partie, leur expansion démographique peut se traduire également par des aspects négatifs qui touchent divers domaines d’activités. La progression des collisions automobiles avec les cervidés constitue un réel problème qui affecte de nombreux pays (Conover et al., 1995 ; Groot Bruinderink, 1996 ; Schwabe et al., 2002 ; Mysterud, 2004 ; Vignon et Barbareau, 2008). Il est reconnu que les fortes densités de cervidés peuvent contribuer à l’apparition de foyers infectieux et constituer un facteur de risque tant pour la santé humaine (Wilson et Childs, 1997) que pour celle des cheptels domestiques. Parmi les risques épidémiologiques figurent la tuberculose bovine (Mycobacterium bovis) décelée récemment en Amérique du nord sur des populations de Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) (Schmitt et al., 2002) et en France sur une population de Cerf élaphe (Hars et al., 2006) ainsi que la borréliose de Lyme (Duffy et al., 1994 ; Pichon et al., 1999) véhiculée par les tiques et dont l’expansion est indirectement favorisée par l’accroissement des populations de cervidés (Ruiz-Fons et al., 2006). Enfin, les déprédations infligées à l’agriculture (Wywialowski, 1996 ; Irby et al., 1997 ; Conover, 1998 ; Putman et Moore, 1998) et à la sylviculture (Welch et al., 1991 ; Gill, 1992a ; Reimoser et Gossow, 1996) se généralisent depuis de nombreuses décennies provoquant des pertes de production et d’inéluctables conflits d’intérêt avec les gestionnaires de la faune.

 

Les cervidés exercent une influence majeure sur les pratiques sylvicoles. L’abroutissement (Gill, 1992a ; Gill, 1992b), l’écorçage (Verheyden et al., 2006) et le frottis (Ramos et al., 2006) constituent les 3 types de dégâts que l’on observe sur les essences forestières. Les 2 premiers résultent d’une activité alimentaire alors que le frottis commis exclusivement par les cervidés mâles s’explique par la nécessité d’éliminer les velours (période de frayure) qui ont permis la croissance de leur bois et par un comportement lié à la territorialité ou au rut. Ces dommages provoquent une perte de croissance des arbres, la dépréciation des qualités technologiques du bois voire la mort des tiges endommagées (Gill, 1992a) d’où des incidences sur la conduite des aménagements forestiers (Roth et Suchant, 1993 ; Putman, 1996 ; Reimoser et Gossow, 1996). L’abroutissement constitue, cependant, le dommage le plus préoccupant dans la mesure où il est imputable à l’intégralité des cervidés, sans distinction de sexe. De fait, il constitue le dégât quantitativement le plus important et concerne la croissance juvénile des semis ou des plants, étape déterminante du renouvellement des boisements